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Retex, un vendredi, un mot : Chroniques de l’été des militaires et des gendarmes : épisode 9

Les mots ont un sens et le sens des mots est important. Cela est d’autant plus vrai en droit des militaires où les personnels concernés, militaires et gendarmes, usent d’un champ lexical qui leur est propre. Il appartient ainsi à ceux qui s’y intéressent de comprendre et de maitriser ce vocabulaire spécifique afin de pouvoir parler le même langage et se comprendre. En ce vendredi, épisode 9 : RETEX

A l’origine

Le Professeur SALOMON, Directeur général de la santé, dans le guide méthodologique sur le retour d’expérience des Situation d’urgence sanitaire et exercices de simulation de 2019 du Ministère des solidarités et de la santé, accessible en ligne, rappelle ainsi :

« La pratique du retour d’expérience est ancienne et date de la période de la Première Guerre mondiale. Elle a tout d’abord été appliquée par les spécialistes de l’aéronautique.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle a également été utilisée dans le cadre du développement de l’industrie militaire puis étendue par la suite à l’industrie du nucléaire et au secteur aérospatial. »

Il ajoute ainsi que :

« L’approche du retour d’expérience dans la gestion des risques s’est focalisée en première intention sur les défaillances techniques des équipements pour ensuite s’élargir à la fiabilité humaine et des systèmes. À la suite de catastrophes majeures intervenues dans le secteur industriel avec Seveso (1976) ou l’accident de Three Miles Island (1979), les retours d’expérience ont permis de tirer des enseignements organisationnels et sociétaux issus de la gestion de situations de crise.

Les secteurs ministériels de la Défense, de la Sécurité Civile et de l’Aviation civile ont d’ailleurs acquis une expérience éprouvée de la pratique du retour d’expérience. »

Retour d’expérience

Selon le centre de doctrine et d’enseignement du commandement, le retour d’expérience ou RETEX est « (…) un système qui contribue à l’amélioration de l’outil de défense en participant à son évaluation au contact des réalités et en proposant des solutions aux déficiences constatées. »

On y lit que « le RETEX a pour fonction de rechercher des informations émanant des opérations ou des exercices, de les exploiter pour les traduire en enseignements qui conduiront à des adaptations. »

Ses finalités sont également précisées comme étant :

 « – l’adaptation à court, moyen voire long terme de l’outil de défense ;
 – l’information et l’aide à la décision ;
 – la contribution au rayonnement des armées françaises. »

Faisant intervenir divers acteurs de la chaîne opérationnelle et de la chaîne organique, il s’établit au travers de 5 grandes phrases définies comme étant :

  • « l’orientation ; 
  • le retour d’information ;
  • l’identification des enseignements ;
  • la décision ;
  • la mise en œuvre »

Un outil opérationnel 

Ainsi le RETEX est un outil incontournable d’apprentissage et d’amélioration des actions menées.

Il s’intègre dans la gestion opérationnelle et s’inscrit dans une démarche organisationnelle.

Si l’on comprend qu’il prédomine dans le monde militaire, la culture du RETEX peut être une démarche organisationnelle de toute entité professionnelle.

Elle l’est et peut l’être dans celle de la profession d’avocat et de la défense des militaires au regard de l’expérience acquise et de l’expertise qui y est attachée.

MDMH AVOCATS, acteur du droit des militaires depuis plus de 13 ans s’y emploie au quotidien.

Les mots ont un sens et le sens des mots est important !

Source : RETEX (defense.gouv.fr)

Retrouvez tous les épisodes de notre chronique de l’été sur le blog de MDMH AVOCATS  :

https://www.mdmh-avocats.fr/blog-mdmh/

© MDMH – Publié le 25 août 2022

Maître Elodie MAUMONT