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MDMH dans la presse : le tabou de l’homosexualité dans l’armée, l’enquête du magazine Têtu

Le magazine Têtu publie dans son numéro d’octobre, novembre et décembre 2020 une enquête de Madame Léa FOURNIER sous le titre « De l’arc-en-ciel sous les drapeaux« , abordant le sujet de l’homosexualité dans les armées.

Une enquête édifiante

Interviewé il y a quelques jours sur Europe 1, Monsieur Romain BURREL directeur de la rédaction du magazine Têtu est revenu sur l’enquête menée et annoncée à la Une de son magazine sous le titre « Les militaires LGBT+ sortent du rang« .

Europe 1 précise que : « Le magazine LGBT a publié une enquête édifiante sur la « Grande muette », rapportant le harcèlement et les brimades subis par les militaires ouvertement gays. »

Ayant réuni plusieurs témoignages, l’enquête révèle les difficultés rencontrées par ceux qui, souvent, préfèrent cacher leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre.

Des différences de traitement selon les corps et les grades

L’enquête met également en lumière les différences entre les corps d’armée.

C’est ainsi que Monsieur Romain BURREL a précisé qu’il « existe de réelles différences entre les corps d’armée, d’après l’enquête de Têtu. « Plus un corps d’armée est récent, mieux ça se passe. Concrètement, ça reste très compliqué dans l’armée de Terre. Dans la Marine, ce n’est pas évident. Dans l’armée de l’Air, qui est un corps d’armée beaucoup plus récent, ça se passe mieux, d’après ce que nous ont expliqué les personnes concernées. Et selon que vous soyez puissant ou misérable, que vous soyez un officier ou un simple soldat, ce n’est pas la même chose non plus », a détaillé Romain Burrel. « On en est encore à ce niveau-là, six ans après le Mariage pour tous et 20 ans après le Pacs. C’est un peu triste quand même. »

Des difficultés pour dénoncer les discriminations

Reprenant ce constat et ayant interviewé MDMH AVOCATS, Madame Léa FOURNIER conclut son enquête dans les termes suivants :

« Le contexte militaire pousse les effectifs à taire des situations de discrimination.

« Ca fait vingt ans que je m’occupe des militaires, et dix ans que je le dis : c’est très compliqué pour eux de dénoncer, explique Elodie Maumont, avocate spécialisée en droit militaire.

« D’abord, car il y a un conflit de loyauté : quand on fait le choix de s’engager dans l’armée, c’est corps et âme. »

La solidarité et l’obéissance des soldats empêchent les éventuels témoins de parler : les victimes n’ont alors que leur parole à opposer à leurs harceleurs.

Pire, dénonciation rime bien souvent avec « fin de carrière ».

Selon l’avocate, « la particularité de l’armée, c’est qu’on mute plus souvent la victime que la personne qui a harcelé » comme l’illustre le cas de Louise.

Et envisager de renvoyer les coupables ?

« En vingt ans, je n’ai jamais vu de militaire radié par l’armée pour harcèlement sexuel, sauf une fois, car la justice avait prononcé une interdiction d’exercer« , déplore Elodie Maumont.

Or, si les condamnations judiciaires ne sont pas assez fortes, les conséquences sur la vie et les carrières des victimes, elles, sont bien réelles. »… »

Mais la justice peut être saisie

Rappelons enfin que les propos, brimades, comportements et autres violences à raison de l’orientation sexuelle supposée ou réelle sont prohibés par la Loi, y compris par le Code de justice militaire.

Les militaires, victimes d’une menace ou d’une attaque dans l’exercice de leurs fonctions peuvent bénéficier de la protection fonctionnelle au sens de l‘article L 4123-10 du Code de la défense et en celle-ci notamment la prise en charge des honoraires d’avocat au titre de la protection juridique.

MDMH AVOCATS est aux côtés des victimes, les accompagne, les assiste et le cas échéant les représente en justice, en accordant pour chacune d’entre elle une prise en charge et un accompagnement personnalisés afin d’affronter l’épreuve du combat judiciaire et la dépasser.

Pour aller plus loin sur le sujet : 

© MDMH – Publié le 16 octobre 2020

Maître Elodie MAUMONT