CENTENAIRE DE LA SIGNATURE DE L’ARMISTICE : UN DEVOIR CITOYEN DE COMMEMORATION

Par Diane BENHAMOU stagiaire, et Aïda MOUMNI Avocat associé

 

 « Ici le 11 novembre, succomba le criminel orgueil de l’empire allemand vaincu par les peuples libres qu’il prétendait asservir. »

A première vue, les mots inscrits sur la dalle sacrée de la Clairière de Rethondes, située au cœur de la forêt de Compiègne, ne firent pas oeuvre de pacifisme. Néanmoins, la Clairière de l’Armistice restera marquée par le symbole du sacrifice de millions de soldats tombés au combat lors de la Première Guerre Mondiale.

C’est à l’aube du 11 novembre 1918 que l’Armistice (arrêt des combats) est signé entre les Alliés et l’Allemagne, dans la voiture-restaurant immatriculée « 2419 D » du Maréchal Foch.

Cette étape marquera les prémices de la fin des combats incessants et des hostilités entre armées alliées et allemande qui devaient toutefois perdurer jusqu’à la signature du Traité de Paix signé à Versailles, le 28 juin 1919.

Le 11 novembre est avant tout porteur d’un devoir de mémoire, à la fois « jour anniversaire » de l’Armistice de 1918, et « commémoration annuelle » de la Victoire et de la Paix.

Au départ n’avait lieu que l’hommage rendu au Soldat inconnu qui s’est transformé dès 1922 en commémoration nationale de l’Armistice.

La commémoration de l’Armistice est « nationale » en ce qu’elle entretient un devoir de compréhension d’une épreuve engageant la société française. Elle a avant tout pour objet de rappeler dans les mémoires, tout ce qui fit de ce conflit inscrit dans l’histoire mondial « un acquis pour toujours ».

Le 11 novembre est devenu, depuis la Grande Guerre, et au fil de l’histoire française, le jour de commémoration de tous les morts pour la France.

Cette nouvelle forme d’hommage nourrie par un enjeu mémoriel collectif, est intervenue par la loi du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les mors pour la France. Celle-ci permet de tisser un lien de continuité entre les sacrifices des soldats de la Grande Guerre et ceux des soldats tombés en OPEX jusqu’à aujourd’hui.

Ainsi, depuis 2012, toutes les communes de naissance ou de dernière domiciliation se doivent d’inscrire sur leur monument aux morts, ou à proximité, les noms des personnes dont l’acte de décès porte la mention « mort pour la France ».

La semaine dédiée à la commémoration nationale du centenaire de l’Armistice se déroule actuellement sur le territoire métropolitain jusqu’au 11 novembre 2018. Le Président de la République française Emmanuel MACRON achèvera son itinérance mémorielle le 10 novembre 2018 à la Clairière de Rethondes aux côtés de la Chancelière allemande Angela MERKEL et réunira lors de la cérémonie de l’Arc de Triomphe le 11 novembre 2018, plus de quatre-vingts chefs d’Etat et de gouvernement.

A toutes fins utiles, les registres de matricules militaires sont consultables dans les archives départementales et permettent de déterminer le parcours et le régiment d’un ancêtre pendant la Première Guerre Mondiale. Une partie desdits registres sont inscrits sur le site du Grand Mémorial mis en place par le Ministère de la Culture. Lesdits registres comportent notamment les informations suivantes :

  • Régiment d’affectations
  • Services et mutations
  • Campagnes de participation
  • Décorations et citations

© MDMH – Publié le 9 novembre 2018

Pour aller plus loin :

Carte de France des registres militaires en ligne : La Revue Française de Généalogie

Site du Ministère de la Culture : http://www.culture.fr/Genealogie/Grand-Memorial

Clairière de l’Armistice : https://www.oisetourisme.com/la-clairiere-de-larmistice

Commémoration du 11 novembre : https://www.defense.gouv.fr/memoire/a-la-une/commemorations-du-11-novembre