Même si une PMI est attribuée, elle répare forfaitairement une partie des préjudices à savoir la gêne fonctionnelle, la perte de gains actuels et futurs outre l’incidence professionnelle. D’autres postes de préjudice non couverts par la PMI peuvent être indemnisés, en s’appuyant sur la jurisprudence du Conseil d’État Brugnot (2005). Cette décision a ouvert la voie à une indemnisation complémentaire sur le fondement de la responsabilité sans faute de l’État.
- Préjudices indemnisables : souffrances physiques et morales, préjudice d’agrément, esthétique, sexuel, d’établissement et plus généralement l’ensemble des préjudices dits extrapatrimoniaux.
- Condition : la consolidation de l’état de santé marque le point de départ du délai de 4 ans pour introduire une demande.
- En cas de faute reconnue : le militaire peut obtenir une réparation au titre de la responsabilité pour faute et obtenir une indemnisation tenant compte de l’intégralité des préjudices en ce compris dans la PMI si celle ci ne couvre pas tous les préjudices chiffrés.